Thales publie ses résultats annuels 2020

Thales publie ses résultats annuels 2020

  • Prises de commandes : 18,5 Mds€, en baisse de 3% (-6% en variation organique[1] )
  • Chiffre d’affaires : 17,0 Mds€, en baisse de 7,7% (-10,4% en variation organique)
  • EBIT[2]  : 1 352 M€, en baisse de 33% (-34% en variation organique)
  • Résultat net ajusté, part du Groupe[2] : 937 M€, en baisse de 33%
  • Résultat net consolidé, part du Groupe : 483 M€, en baisse de 57%
  • Free cash-flow opérationnel[2] : 1 057 M€, 113% du résultat net ajusté, part du Groupe
  • Dividende[3]  de 1,76€, taux de distribution de 40% confirmé
  • Objectifs 2021 :
    • Book-to-bill[4]  supérieur à 1, soutenant l’accélération de la croissance en 2022
    • Chiffre d’affaires compris entre 17,1 et 17,9 Mds€
    • Marge d’EBIT comprise entre 9,5% et 10%

Le conseil d’administration de Thales (Euronext Paris : HO) s’est réuni le 3 mars 2021 pour examiner les comptes de l’exercice 2020[5] .

Les résultats 2020 sont logiquement marqués par la crise du Covid-19. La mobilisation des équipes, partout dans le monde, a démontré la résilience humaine et économique du Groupe ainsi que son agilité. Nous dépassons ainsi largement les objectifs du plan global d’adaptation à la crise.
Dans ce contexte inédit de pandémie mondiale, je tiens à réitérer mes remerciements à toutes les équipes de Thales pour leur engagement exemplaire ainsi qu’à nos clients et partenaires pour leur confiance.
Le deuxième semestre 2020 affiche un fort redressement tant au niveau des prises de commande que de la rentabilité. La marge d’EBIT avant charges de restructuration revient ainsi au niveau du deuxième semestre 2019.
Par ailleurs, en 2020, la génération de trésorerie est à nouveau très solide. Elle illustre à la fois la robustesse de notre business model civil-défense et la focalisation des équipes sur la performance opérationnelle.
Notre stratégie digitale, renforcée par notre position de leader dans la cyber-sécurité, porte ses fruits dans toutes les activités du Groupe, avec très beaux succès commerciaux dans le spatial, la défense, la signalisation ferroviaire ou encore la protection des données.
Dans un contexte économique et sanitaire toujours incertain, notre positionnement unique, associant un portefeuille technologique de rang mondial et une expertise approfondie de nos 5 grands marchés, va nous permettre de retrouver rapidement notre dynamique de croissance rentable.

Patrice Caine, Président-directeur général

Chiffres clés

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Les nouvelles commandes de l’exercice 2020 s’établissent à 18 476 M€, en baisse de seulement 3% par rapport à 2019 (-6% en variation « organique », c’est-à-dire à périmètre et taux de change constants). Comme attendu, après avoir subi aux 2ème et 3ème trimestre 2020 des retards dans la finalisation des contrats dus à la crise sanitaire, le Groupe a bénéficié d’une dynamique commerciale très élevée au 4ème trimestre dans le secteur Défense & Sécurité. Au 31 décembre 2020, le carnet de commandes consolidé atteint 34,4 Mds€, un record historique.

Le chiffre d’affaires s’établit à 16 989 M€, en baisse de 7,7% par rapport à 2019, et de 10,4% à périmètre et taux de change constants. Le recul du chiffre d’affaires s’explique principalement par l’effondrement de la demande dans l’aéronautique civile (de l’ordre de -50%) et les perturbations affectant les opérations dans l’ensemble des activités du Groupe.

Le Groupe affiche pour 2020 un EBIT de 1 352 M€ (8,0% du chiffre d’affaires), contre 2 008 M€ (10,9% du chiffre d'affaires) en 2019, en baisse de 32,7% (et de 34,5% en variation organique).

Dès le début avril 2020, Thales a mis en œuvre un plan global d’adaptation à la crise afin de maintenir ses capacités productives au service de ses clients, de limiter les impacts industriels et financiers de cette crise et de renforcer ses capacités de financement au cas où la crise s’amplifierait ou se prolongerait. Ce plan a généré des économies estimées à environ 850 M€ sur l’année, ainsi qu’une baisse de 25% des investissements d’exploitation à périmètre constant.

A 937 M€, le résultat net ajusté, part du Groupe est en baisse de 33%, en ligne avec l’évolution de l’EBIT.

Le résultat net consolidé, part du Groupe s’élève à 483 M€, en baisse de 57% par rapport à 2019. En plus de la baisse du résultat net ajusté, cette évolution s’explique par la réduction du résultat des cessions et par l’enregistrement d’une dépréciation du goodwill et des actifs incorporels au sein de l’activité d’aéronautique civile (multimédia de bord).

Le free cash-flow opérationnel[8] s’élève à 1 057 M€ contre 1 372 M€ en 2019. Le taux de conversion du résultat net ajusté, part du Groupe, en free cash-flow opérationnel atteint 113% (98% en 2019). Cette solide performance traduit notamment les actions mises en œuvre depuis 2019 dans le cadre de l’initiative « Cash » et les effets cash du plan global d’adaptation à la crise.

Dans ce contexte, le Conseil d’administration a décidé de proposer la distribution d'un dividende de 1,76 € par action, correspondant à un taux de distribution de 40% du résultat net ajusté, part du Groupe, par action.

Prises de commandes

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Les nouvelles commandes de l’exercice 2020 s’élèvent à 18 476 M€, en baisse de 3% par rapport à 2019 (-6% à périmètre et taux de change constants[10] ). Le ratio des prises de commandes rapportées au chiffre d’affaires (« book-to-bill ») s’élève à 1,09 contre 1,04 en 2019. Il atteint même 1,10 en excluant les activités Identité & Sécurité Numériques, dont les prises de commandes sont structurellement très proche du chiffre d’affaires.

Thales engrange 19 grandes commandes d’un montant unitaire supérieur à 100 M€, pour un montant total de 5 052 M€ :

  • 1 grande commande enregistrée au premier trimestre 2020, couvrant l’acquisition par un pays du Moyen-Orient d’un système de surveillance aérienne
  • 3 grandes commandes enregistrées au deuxième trimestre 2020 :
    • la fourniture de sonars de lutte anti-sous-marine à la marine américaine (secteur Défense & Sécurité)
    • un contrat sécurisant la fourniture sur 10 ans de munitions à l’armée australienne (secteur Défense & Sécurité)
    • la construction de 2 satellites de télécommunications pour SES (secteur Aérospatial)
  • 2 grandes commandes enregistrées au troisième trimestre 2020, toutes les deux dans le secteur Défense & Sécurité :
    • une nouvelle tranche du programme Scorpion de livraison de véhicules blindés à l’armée française
    • un contrat de soutien et services de l’ATL 2 pour l’armée française en partenariat avec Dassault Aviation
  • 13 grandes commandes enregistrées au quatrième trimestre 2020 :
    • le contrat de développement de Space Rider, le futur système européen de transport spatial non habité, autonome et réutilisable (secteur Aérospatial)
    • des travaux complémentaires sur la mission Exomars 2020 et sur le segment sol et le centre de sécurité de la constellation Galileo (secteur Aérospatial)
    • le développement du premier « nœud » numérique de signalisation ferroviaire en Europe pour le compte de la Deutsche Bahn (secteur Transport)
    • la réalisation du segment sol de Syracuse IV, le système de nouvelle génération de communication par satellite des forces armées françaises (secteur Défense & Sécurité)
    • 2 projets dans les réseaux cryptés de l’armée française (secteur Défense & Sécurité)
    • la production de 8 systèmes autonomes de lutte anti-mines dans le cadre du programme conjoint franco-britannique MMCM (secteur Défense & Sécurité)
    • la fourniture et l’intégration du système de mission et de combat, d’un radar multifonction et du système AWWS sur les quatre nouvelles frégates multi-mission F126 de la marine allemande (projet anciennement nommé MKS 180, secteur Défense & Sécurité)
    • l’acquisition par un pays du Moyen-Orient d’un système de surveillance aérienne
    • le contrat de maintenance en condition opérationnelle des pods TALIOS et DAMOCLES pour l’armée française (secteur Défense & Sécurité)
    • un contrat de support pour les systèmes de défense aérienne de courte portée de l’armée anglaise (Future ADAPT, secteur Défense & Sécurité)
    • un contrat d’assemblage et d’intégration de stations de tir à distance et de systèmes de détection sur les véhicules de type Boxer de l’armée anglaise (projet MIV, secteur Défense & Sécurité).

A 13 424 M€, les prises de commandes d’un montant unitaire inférieur à 100 M€ sont en baisse de 8% par rapport à 2019 (-13% à périmètre constant), avec en particulier une forte baisse des commandes d’une valeur unitaire inférieure à 10 M€ dans l’avionique (-42% à périmètre constant) et dans les activités de production de passeports (secteur Identité & Sécurité Numériques), conséquences directes de la crise sanitaire.

Du point de vue géographique[11] , les prises de commandes dans les marchés émergents s’élèvent à 3 567 M€, en baisse de 32% à périmètre et taux de change constants. A 14 910 M€, les prises de commandes dans les marchés matures se maintiennent à un niveau élevé (+3% à périmètre et taux de change constants), tirées notamment par 12 grands contrats militaires dans 5 pays.

Les prises de commandes du secteur Aérospatial s’établissent à 3 822 M€ contre 4 829 M€ en 2019 (-20% à périmètre et taux de change constants). Cette évolution défavorable s’explique par l’effondrement des prises de commandes dans les activités d’aéronautique civile (avionique et multimédia de bord (IFE)) depuis le début de la crise sanitaire. Thales Alenia Space a enregistré de nombreux succès commerciaux dans les domaines de l’observation de la terre et de l’exploration spatiale. Conformément aux pratiques contractuelles des agences spatiales, les prises de commandes sur ces projets portent en général sur les premières tranches des projets (phases dites de définition avancée), pour des montants limités. En conséquence, les prises de commandes spatiales s’inscrivent en baisse sur l’année (-5% à périmètre et taux de change constants). Au 31 décembre 2020, le carnet de commandes du secteur atteint 6,6 Mds€, en baisse de 10%.

A 1 652 M€, les prises de commandes du secteur Transport sont en baisse de 4% à périmètre et taux de change constants par rapport à 2019. Cette évolution traduit une solide dynamique dans les activités grandes lignes, avec notamment l’enregistrement d’une commande importante de la Deutsche Bahn, compensée par des décalages de commandes dans les activités ferroviaires urbaines. Au 31 décembre 2020, le carnet de commandes consolidé du secteur est en baisse de 4% à 3,9 Mds€.

A 9 922 M€ contre 9 907 M€ en 2019, les prises de commandes dans le secteur Défense & Sécurité atteignent un nouveau record historique (+1% à périmètre et taux de change constants). Le ratio de book-to-bill atteint 1,23 contre 1,20 en 2019 et 1,09 en 2018. Ce niveau élevé s’explique par l’enregistrement de 14 contrats de plus de 100 M€, dont un contrat majeur, d’une valeur supérieure à 1,5 Mds€, en Allemagne : le projet MKS180. Ce contrat, l’un des plus importants jamais signés par Thales, représente une étape clé dans le développement de l’industrie de défense européenne et renforce la position prééminente de Thales sur la scène internationale en matière d’intégration navale. Le carnet de commande du secteur atteint ainsi 23,2 Mds€, soit 2,9 années de chiffre d’affaires, renforçant la visibilité sur l’activité des années à venir.

A 3 023 M€, les prises de commandes du secteur Identité & Sécurité Numériques sont très proches du chiffre d’affaires, la majorité des activités de ce secteur opérant sur des cycles courts. Le carnet de commande n’est en conséquence pas significatif.

Chiffre d'affaires

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Le chiffre d'affaires de l’exercice 2020 s’établit à 16 912 M€, contre 18 322 M€ en 2019, en baisse de 7,7%, après intégration de Gemalto. La variation organique (à périmètre et taux de change constants[13] ) s’établit à -10,4%, le recul du chiffre d’affaires au 2ème semestre s’expliquant à plus de 70% (en variation organique) par l’effondrement de la demande dans le secteur de l’aéronautique civile.

Du point de vue géographique[14] , cette baisse du chiffre d’affaires est marquée dans les marchés émergents (-20,3% organique), traduisant des effets de phasage anticipés sur quelques grands contrats, notamment dans le transport, après plusieurs années de forte croissance ; la baisse est plus faible dans les marchés matures (-6,2% organique), malgré l’impact de la chute des activités d’aéronautique civile en France.

Dans le secteur Aérospatial, le chiffre d'affaires s'élève à 4 217 M€, en recul de 24,6% par rapport à 2019 (-24,1% à périmètre et change constants). Cette baisse reflète l’effondrement de la demande dans l’aéronautique civile (de l’ordre de 50% depuis le deuxième trimestre 2020), et les décalages d’appels d’offre induits par la crise du Covid-19 dans le domaine spatial.

Le secteur Transport enregistre un chiffre d’affaires de 1 618 M€, en baisse de 15,3% par rapport à 2019 (-13,9% à périmètre et change constants). En plus des effets de phasage sur les grands contrats de signalisation ferroviaire urbaine (en particulier à Doha (Qatar) et à Londres) qui pèsent sur la croissance du secteur depuis fin 2018, cette baisse s’explique par les perturbations liées à la crise sanitaire, et notamment les retards de signature de contrats qui auraient dû générer du chiffre d’affaires dès le second semestre 2020.

Le chiffre d’affaires du secteur Défense & Sécurité atteint 8 085 M€, en baisse de 2,2% par rapport à 2019 (-1,8% à périmètre et change constants). Ce secteur bénéficie d’un effet de rattrapage au second semestre 2020, avec un chiffre d’affaires en croissance organique de 3,2%. Ce retour à la croissance confirme la solide dynamique des solutions du Groupe, qui s’appuie sur un carnet de commandes historique de plus de 23 Mds€ à fin décembre 2020.

A 2 992 M€, le chiffre d’affaires du secteur Identité & Sécurité Numériques est en baisse de 5,9% à périmètre et change constants. Cette baisse traduit l’impact négatif de la crise sanitaire sur la demande de passeports depuis le deuxième trimestre et sur les modules de connexion IoT pendant le deuxième trimestre. Les cartes de paiement EMV et les cartes SIM, qui avaient connu une dynamique supérieure aux attentes sur le premier semestre, sont sans surprise en baisse sur le second semestre, affectées par une base de comparaison défavorable.

Résultats

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Le Groupe affiche pour 2020 un EBIT[15]  de 1 352 M€, soit 8,0% du chiffre d’affaires, contre 2 008 M€ (10,9% du chiffre d'affaires) en 2019.

Le plan global d’adaptation à la crise a généré des économies estimées à environ 850 M€ sur l’année, 100 M€ au-dessus de l’objectif.

Le secteur Aérospatial enregistre un EBIT négatif de 76 M€ (-1,8% du chiffre d’affaires), contre un EBIT positif de 521 M€ (9,3% du chiffre d’affaires) en 2019. La dégradation de la marge de ce secteur s’explique par l’impact sur la marge brute de l’effondrement du chiffre d’affaires des activités aéronautiques civiles et la hausse des charges de restructuration, en partie compensé par les mesures du plan global d’adaptation. Après un premier semestre fortement perturbé par la crise sanitaire, l’activité Spatial retrouve au second semestre un niveau de marge d’EBIT supérieure à celui du S2 2019.

L’EBIT du secteur Transport est en progression marquée et atteint 86 M€ (5,3% du chiffre d’affaires), contre 56 M€ (2,9% du chiffre d'affaires) en 2019. En dépit de la crise du Covid-19, les actions engagées dans le cadre du plan de transformation de cette activité assurent une progression de la marge d’EBIT en ligne avec l’objectif à moyen-terme (8 à 8,5% de marge d’EBIT).

L'EBIT du secteur Défense & Sécurité s’élève à 1 039 M€, contre 1 153 M€ en 2019 (-9,5% à périmètre et change constants). La marge de ce secteur s’établit à 12,9% contre 14,0% en 2019 (qui incluait environ 40 M€ d’éléments exceptionnels positifs). Cette marge d’EBIT solide, en haut de la fourchette d’objectif à moyen-terme (12 à 13%) malgré l’effet négatif des perturbations opérationnelles liées à la crise, démontre la résilience de ce secteur, grâce à une dynamique commerciale toujours forte, à l’impact des initiatives de compétitivité et à la bonne qualité d’exécution des projets.

A 324 M€ (10,8% du chiffre d’affaires), l’EBIT du secteur Identité & Sécurité Numériques progresse en ligne avec le plan de marche. Le secteur bénéficie de synergies de coûts plus élevées qu’attendu, d’un bon contrôle des coûts indirects dans le cadre du plan d’adaptation global mis en œuvre par le Groupe, et de l’effet de levier sur les ventes de cartes EMV et SIM au premier semestre.

A 22 M€ en 2020 contre 65 M€ en 2019, la contribution de Naval Group à l’EBIT baisse, conséquence directe de la crise sanitaire sur ses activités.

La hausse des intérêts financiers nets (-60 M€ contre -43 M€ en 2019) s’explique principalement par la hausse de l’endettement net moyen. Les autres résultats financiers ajustés[16]  (-34 M€ en 2020 contre -12 M€ en 2019) sont principalement affectés par la hausse des pertes de change. L’évolution du résultat financier sur retraites et avantages à long terme ajusté[16] ( -41 M€ contre  -56 M€ en 2019) traduit la forte baisse des taux d’actualisations sur l’année 2019.

Le résultat net ajusté, part du Groupe[16] s’élève ainsi à 937 M€, contre 1 405 M€ en 2019, après un impôt sur les bénéfices ajusté[16] de  -264 M€ contre  -454 M€ en 2019. A 23,1% en 2020 contre 26,3% en 2019, le taux effectif d’imposition bénéficie de la baisse du taux d’impôt en France.

Le résultat net ajusté, part du Groupe, par action[16] ressort à 4,40 €, en baisse de 33% par rapport à 2019 (6,61 €).

Le résultat net consolidé, part du Groupe s’élève à 483 M€, en baisse de 57% par rapport à 2019. En plus de la baisse du résultat net ajusté, cette évolution s’explique par la réduction du résultat de cessions et par l’enregistrement d’une dépréciation du goodwill et des actifs incorporels au sein de l’activité d’aéronautique civile (multimédia de bord).

Situation financière au 31 décembre 2020

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Le free cash-flow opérationnel[17]  s’élève à 1 057 M€ contre 1 372 M€ en 2019. Le taux de conversion du résultat net ajusté, part du Groupe, en free cash-flow opérationnel atteint 113% (98% en 2019). Cette solide performance traduit les actions mises en œuvre depuis 2019 dans le cadre de l’initiative « Cash » et les effets cash du plan global d’adaptation à la crise, qui inclut notamment une baisse de 25% des investissements nets d’exploitation à périmètre constant. Le Groupe a par ailleurs bénéficié des initiatives de réduction des délais de paiement prises par certains clients institutionnels et gouvernementaux, et d’un effet de phasage des acomptes sur grands contrats moins négatif que prévu.

Au 31 décembre 2020, la dette nette s'élève à -2 549 M€ contre -3 311 M€ au 31 décembre 2019 après prise en compte des nouvelles dettes de location pour 166 M€ (299 M€ en 2019) et après la distribution de 85 M€ de dividendes (463 M€ en 2019).

Les capitaux propres, part du Groupe s’élèvent à 5 115 M€, contre 5 449 M€ au 31 décembre 2019, le résultat net consolidé, part du Groupe (483 M€) ne compensant pas la hausse de l’engagement net de retraites (641 M€).

Proposition de dividende

Le Conseil d’administration a décidé de proposer aux actionnaires, qui seront convoqués en assemblée générale le 6 mai 2021, la distribution d'un dividende de 1,76 € par action. Ce niveau correspond à un taux de distribution de 40% du résultat net ajusté, part du Groupe, par action.

S’il est approuvé, ce dividende sera détaché le 18 mai 2021 et mis en paiement le 20 mai 2021. Le versement de ce dividende sera effectué intégralement en numéraire et s'élèvera à 1,36 € par action, compte tenu de l'acompte de 0,40 € par action déjà versé en décembre 2020.

Perspectives

L’environnement global demeure affecté par la crise sanitaire du Covid-19. Même s’il devrait s’inscrire en amélioration sur l’ensemble de l’année, le contexte sanitaire et macro-économique reste très incertain à court terme et pourrait en particulier affecter la vitesse de redressement du trafic aérien et les plans d’investissements des entreprises.

Le Groupe va poursuivre la mise en œuvre de l’ensemble des leviers de son plan stratégique Ambition 10, porteur de croissance rentable et durable, combiné aux mesures d’adaptation structurelle dans ses activités exposées à l’aéronautique civil, durablement affectées par la crise.

Le Groupe pourra par ailleurs s’appuyer sur la visibilité conférée par son carnet de commande de plus de 31 Mds€, sur la bonne orientation de la quasi-totalité de ses marchés, et sur l’accélération des initiatives de croissance.

Ainsi, sur la base d’un contexte sanitaire et économique ne connaissant pas de nouvelles perturbations majeures, et d’une normalisation rapide des chaînes d’approvisionnement mondiales de semi-conducteurs, Thales se fixe les objectifs suivants pour 2021 :

  • Comme en 2019 et en 2020, un ratio de book-to-bill supérieur à 1 ;
  • Un chiffre d’affaires dans la fourchette de 17,1 à 17,9 Mds€[18], intégrant des perturbations toujours importantes de l’aéronautique civile combinées à la poursuite du redressement de la croissance dans les autres secteurs ;
  • Une marge d’EBIT comprise entre 9,5% et 10%, en hausse de 150 à 200 points de base par rapport à 2020, grâce au plein effet du plan global d’adaptation, à la poursuite des initiatives de compétitivité mises en œuvre dans le cadre du plan Ambition 10 et à la montée en puissance des synergies de coûts liées à l’acquisition de Gemalto.

Enfin, le succès des initiatives de maximisation de la génération de trésorerie amène le Groupe à revoir à la hausse son objectif de génération de cash-flow sur la période 2019-2023 : le ratio de conversion en cash[19]  devrait ainsi atteindre environ 95% sur une base publiée[20] .

                                                                        ****

Ce communiqué contient des déclarations de nature prévisionnelle. Bien que Thales estime que ces déclarations reposent sur des hypothèses raisonnables, les résultats effectifs peuvent différer sensiblement de ces déclarations prospectives en raison d'un certain nombre de risques et d'incertitudes, tels que notamment décrits dans le Document d’Enregistrement Universel de la société déposé auprès de l'Autorité des Marchés Financiers.

 

[1] Dans ce communiqué, « organique » signifie « à périmètre et taux de change constants ». Voir note méthodologique page 12 et calcul page 17.

[2] Indicateurs financiers à caractère non strictement comptable, voir définitions en annexe, page 12.

[3] Proposé à l’assemblée générale du 6 mai 2021.

[4] Ratio des prises de commandes rapportées au chiffre d’affaires.

[5] A la date de ce communiqué, les procédures d'audit des comptes ont été effectuées et le rapport des commissaires aux comptes est en cours d’émission.

[6] Indicateurs financiers à caractère non strictement comptable, voir définitions en annexe, page 12.

[7] Proposé à l’assemblée générale du 6 mai 2021.

[8] Indicateur financier à caractère non strictement comptable, voir définition en annexe, page 12.

[9] Marchés matures : Europe, Amérique du nord, Australie, Nouvelle-Zélande ; marchés émergents : tous les autres pays. Voir tableau page 16.

[10] Compte tenu d’un effet change négatif de 207 M€ et d’un effet périmètre net positif de 717 M€, essentiellement lié à la consolidation de Gemalto au 1er avril 2019 (secteur Identité & Sécurité Numériques).

[11] Voir tableau page 16.

[12] Marchés matures : Europe, Amérique du nord, Australie, Nouvelle-Zélande ; marchés émergents : tous les autres pays. Voir tableau page 16.

[13] Le calcul de la variation organique du chiffre d’affaires figure page 17.

[14] Voir tableau page 16

[15] Indicateur financier à caractère non strictement comptable, voir définition en annexe, page 12, et calcul pages 14 et 15.

[16] Indicateur financier à caractère non strictement comptable, voir définition en annexe, page 12, et calcul pages 14 et 15.

[17] Indicateur financier à caractère non strictement comptable, voir définition en annexe, page 12.

[18] Sur la base du périmètre et des taux de change de mars 2021

[19] Division du free cash-flow opérationnel par le résultat net ajusté, part Groupe.

[20] Objectif précédent, fixé en octobre 2019 : ratio de conversion en cash d’environ 95% avant éléments exceptionnels sur la période 2019-2023

 

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Cédric Leurquin
Cédric Leurquin Deputy Group Communications Director, Thales Group
Alice Pruvot Media Relations and Social Media - Group & Innovation, Thales Group

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe & Innovation
A propos de Thales Group

A propos de Thales

Thales (Euronext Paris: HO) est un leader mondial des hautes technologies qui investit dans les innovations du numérique et de la «deeptech» – connectivité, bigdata, intelligence artificielle, cybersécurité et quantique – pour construire un avenir de confiance, essentiel au développement de nos sociétés. Thales propose des solutions, services et produits qui aident ses clients –entreprises, organisations, Etats – dans les domaines de la défense, de l'aéronautique, de l’espace, du transport et de l’identité et sécurité numériques, à remplir leurs missions critiques en plaçant l’humain au cœur des décisions.

Thales compte 81 000 collaborateurs dans 68 pays. En 2020, le Groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 17 milliards d'euros.

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